Résumé

 

Durant plus de 140 jours, les ouvriers de Legré-Mante ont occupé « leur usine », leader sur le marché mondial d’acides tartriques, pour dénoncer une liquidation frauduleuse, manifester leur colère et réclamer justice. Ils n’ont rien obtenu de ce qu’ils demandaient et on perdu aussi le procès en appel de la décision du tribunal de commerce qui avait prononcé la liquidation judiciaire. Pourtant, quand on voit l’état d’abandon des bâtiments et des ateliers, pas besoin de beaucoup d’explications pour comprendre dans quelles conditions travaillaient les ouvriers de Legré-Mante. Pas besoin non plus de beaucoup de preuves pour penser que cette fermeture était planifiée depuis longtemps, et cela pour des raisons de profit à court terme (en l’occurrence la vente du terrain idéalement situé face à la mer au pied du futur parc des calanques à Marseille).

 

Dans l’incroyable « décor » de leur usine liquidée, les ouvriers de Legré-Mante s’expriment comme les derniers survivants d’un monde que les spéculateurs voudraient voir disparaître.


lusine